Sur la terre du Yeti

DÉCOUVERTE DE KATHMANDU

Stupa de Swayambhunath – ©Eliane Vételé
Temples de Durbar square à Patan – ©Eliane Vételé
Rickshaw de Kathmandu – ©Eliane Vételé

Kathmandu ne m’était pas tout à fait inconnue même si quatre décennies me séparaient de mon dernier voyage en terre népalaise.

Durant le trajet en taxi me conduisant vers Patan, je renouais avec les souvenirs d’une ville grouillante de vie aux rues étroites bordées de maisons aux façades de bois finement sculptées. Cette architecture confère aux vieux quartiers de Kathmandu un charme très médiéval.

Les vélos et mobylettes ont fait place aux voitures et scooters. Il reste malgré tout dans les ruelles étroites, des rickshaw, des charrettes à bras et des porteurs coiffés d’un large bandeau frontal conçu pour porter de lourdes charges sur le dos.

Tôt le matin, j’observe Népalaises et Népalais balayer le devant de leur maison ou de leur magasin puis y déposer quelques fleurs, des fruits ou grains de riz après avoir allumé un petit cône d’encens dans le but de purifier l’air et chasser le mauvais esprit.

Cette pratique religieuse appelée puja se fait également aux nombreux petits autels érigés au nom d’une divinité bouddhiste ou hindouiste. Une prière s’ensuit, accompagnée bien souvent d’un tintement de cloche qui marque la fin du rituel. Ces autels se trouvent çà et là dans les rues de la ville ou dans les cours intérieures des habitations.

La fête bat toujours son plein en divers endroits de Kathmandu. Au hasard des rues, il n’est pas rare de se retrouver pris dans une procession festive honorant une divinité.

Rituel la puja – Patan ©Eliane Vételé

Une cacophonie règne alors et un joyeux cortège bigarré suit souvent un petit véhicule décoré transportant une statuette ornée d’or et de paillettes ainsi que des offrandes déposées par des fidèles.

Patan, ancienne capitale, se situe à quelques kilomètres de Kathmandu. La place Durbar offre une panoplie de temples anciens tous plus beaux les uns que les autres ce qui lui vaut d’être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Rue des dinandiers – Kathmandu ©Eliane Vételé

Durement touchés par le terrible séisme d’avril 2015, certains temples sont toujours en restauration et fermés au public. C’est également là que l’on peu visiter un magnifique musée conçu dans l’ancien palais royal où est exposée une importante collection d’art religieux de l’Asie.

Mon séjour se situait en mai, pendant le festival de Rato Machhendranath, une divinité hindouiste. Ainsi, j’ai eu la chance de contempler l’immense chariot de bois surmonté d’une structure verte de plus de 18 m de haut érigée en son honneur. De loin, il m’apparaissait comme un immense sapin aux branches fatiguées. Ce char, orné de sculptures colorées, équipé d’énormes roues de bois, est tiré à bras d’homme dans les rues les plus larges de Patan.

Au hasard des promenades, je m’émerveille devant les étals de fleurs que les Népalaises installent sur les trottoirs. De leurs immenses paniers d’osier s’échappent moult couleurs et parfums de roses, glaïeuls, jasmins et soucis exposés à la vente. Destinées aux offrandes, elles seront disposées sur les autels, dans des coupelles ou montées en colliers pour les corolles des soucis.

L’oeil est tout de suite attiré par le scintillement des colliers de perles multicolores et bon marché exposés dans les bazars, par la brillance des cuivres et laitons des boutiques des dinandiers et la palette de couleurs qu’offre l’échoppe d’un marchand de tissus et de saris.

Il est fréquent de croiser des livreurs portant sur le dos une lourde charge ou un marchand des quatre-saisons qui tire sa charrette à bras dans ce trafic dense de motos et voitures.

Inspirée de l’Inde, la cuisine népalaise est épicée. Sa spécialité est le dal bath (riz blanc et lentilles). On y déguste également d’excellentes soupes comme le paneer ou le thukpa, un mets tibétain. Par contre, pour les viandes, les plats se limiteront au poulet et mouton. On peut manger du yack dans les régions des hauts plateaux peuplés de tibétains. Les becs sucrés seront comblés par les succulentes « apple pie ».

Après ces quelques jours de découvertes enrichissantes et dépaysantes de Kathmandu, je prenais un bus local pour me rendre au centre-sud du Népal, plus exactement dans la jungle du Téraï.

Fleuriste à Patan – ©Eliane Vételé
Racines du figuier de Durbar square – © Eliane Vételé
Char de Rato Machhendranath – © Eliane Vételé
Singe sacré à Swayambhunath – © Eliane Vételé

À suivre.