Un premier marathon pour Marie-Eve
Le 5 octobre dernier, Marie-Eve Beaudoin a complété son tout premier marathon.

« Je n’ai rien fait d’extraordinaire pour mériter un grand article », me dit-elle d’entrée de jeu. Courir un marathon est déjà un exploit en soi qui exige beaucoup d’entraînement, de discipline et de résilience, mais ce qui caractérise la réussite de Marie-Eve, c’est son cheminement qui l’a amenée à avoir un bel équilibre de vie.
La pandémie a eu un effet positif dans sa vie. « J’étais déjà active, mais je me suis dit qu’il fallait que je bouge davantage », nous confie la Lavaloise qui est éducatrice spécialisée. Elle trouve notamment son inspiration auprès de son père, Fabien, qui a commencé à faire de la marche assidûment avec des résultats spectaculaires sur sa santé. Marie-Eve suit son exemple en incorporant toutefois la course à la marche rapide. Elle ressent rapidement les bienfaits de ses nouvelles activités. Elle en veut plus et un an plus tard, elle participe à son premier demi-marathon. Elle en réussira quatre autres au cours des années suivantes.

Le dernier auquel elle participe est cependant très difficile. « J’avais mal aux jambes et j’ai cru que je n’irais pas jusqu’au bout », confie-t-elle. Elle ne se décourage pas. C’est plutôt le contraire qui se produit. C’est à ce moment précis qu’elle se dit « Je vais faire un marathon ».
En 2024 elle s’inscrit au Marathon P’tit train du nord prévu pour octobre. Le 8 septembre 2024, trois semaines avant l’événement, elle se blesse à l’entraînement. Son rêve de participer à son premier marathon s’effondre. Une période difficile qui l’amène à repenser sa préparation.
« J’ai décidé d’ajouter à la course d’autres activités comme le vélo de montagne, le vélo de route et le pilates. « Le fait de varier mes activités m’a beaucoup aidée », souligne Marie-Eve.
Un an plus tard, soit le 5 octobre 2025, Marie-Eve est sur la ligne de départ du Marathon Beneva de Québec. Elle ne vise pas la première place, ni même de se classer parmi les meilleures. Elle a en tête de faire sa course, de franchir le 42,2 kilomètres. Elle a un objectif en tête, cinq heures. Elle franchira la ligne d’arrivée 4 h 50 plus tard, accompagnée par les cris d’encouragement de ses fidèles supporteurs, son chum Karl, ses parents Danielle et Fabien, sa sœur Janie ainsi que ses amis.
« J’aime ce que je deviens »
Marie-Eve aime son travail qui l’amène à accompagner des jeunes en difficulté à l’école et dans un centre jeunesse. L’activité physique fait partie de son quotidien, elle ne peut s’en passer. Elle excelle à la balle donnée, son équipe TATUM, tissée serrée, a remporté plusieurs tournois.

Elle est aussi très impliquée dans l’organisation du tournoi de balle donnée des Événements du Nord avec ses comparses, Guillaume Bédard et Vincent Dubé.
Chaque matin commence par une bonne marche avant d’aller travailler. Malgré son horaire chargé, elle se donne aussi du temps pour s’amuser. « J’aime ce que je deviens », dit-elle spontanément. Infatigable, elle continue à explorer d’autres activités. « L’hiver prochain, je vais courir à l’extérieur, faire du ski de fond et de la natation. Mon prochain
objectif, c’est le triathlon », confie-t-elle.
Parions qu’elle réussira encore une fois à relever ce nouveau défi et bien d’autres par la suite grâce à sa résilience, sa volonté et son bel équilibre de vie. Bravo Marie-Eve pour ce beau parcours qui nous motive à être dans l’action pour réaliser nos objectifs. Cet article, tu le mérites pleinement.
