Les jeunes du Cercle de Fermières SBDL


La présentation des plus jeunes du Cercle de Fermières de Sainte-Brigitte mérite d’être faite et pourquoi elles ont décidé de se joindre à cette belle équipe.
Commençons par la cadette Cassandra Desrochers. Elle est âgée de 14 ans et est étudiante à la Courvilloise. Elle attendait ses 14 ans pour prendre sa carte de membre car c’est l’âge minimum pour joindre le regroupement selon le règlement des Cercles de Fermières du Québec. Sa mère fait partie de l’équipe et elle désirait suivre ses traces. Elle aimait les pièces que sa mère confectionnait, les trouvait belles et voulait faire les siennes.
Marie-France Pichette a 39 ans. Elle est technicienne en loisir et a deux jeunes enfants. Sa grand-mère tissait et tricotait, mais Marie-France n’a pas eu la chance d’apprendre d’elle ces belles techniques. Elle a connu le Cercle de Fermières lors du Marché de Noël. Elle désirait produire ses propres créations. Elle a donc choisi de devenir Fermières dans le but d’apprendre.
Patricia Paradis a 45 ans. Elle est infirmière et est la mère de Cassandra. Patricia connaissait le Cercle de Fermières grâce au Marché de Noël. Chaque année elle achetait des créations des Fermières et souhaitait secrètement faire partie de la ‘‘gang’’. Quand elle venait à la Friperie, elle voyait cette mystérieuse porte et était curieuse de la franchir. C’est avec son amie Mélanie qu’elles ont osé faire le grand pas. Toutes deux croyaient qu’il fallait être plus âgées pour être membre du Cercle de Fermières.
Mélanie Deroy est à l’aube de la cinquantaine avec ses 49 ans. Les arts textiles l’intriguaient et elle était attirée par les différentes formes que ces arts pouvaient prendre. Elle rêvait d’apprendre et de développer des habiletés dans ce domaine. Patricia et elle discutaient des possibilités de joindre l’équipe et c’est ensemble, comme expliqué précédemment, qu’elles ont décidé de se lancer dans la grande aventure.
Catherine Beaudry frise également la cinquantaine. Elle est enseignante en culture et citoyenneté québécoise. Pour elle, les arts textiles, ça fait partie du patrimoine québécois. Sa mère était membre du Cercle de Fermières. Elle connaissait donc l’organisation et savait tout ce qu’il était possible de réaliser.
Leur motivation à être Fermière
Plusieurs sources de motivation sont communes à l’ensemble du groupe. L’accueil, l’entraide et le partage entre Fermières viennent en tête de liste. Toutes s’entendent pour dire que dès que l’on arrive au Cercle, nous sommes prises en charge et supportées par les plus expérimentées. Nos jeunes Fermières apprécient l’accès à l’ensemble des métiers, la confiance qui règne au sein du Cercle, la possibilité de venir tisser à toute heure du jour ou de la soirée, la liberté dans l’exécution des créations, le fait que c’est facile de marier les arts textiles avec le travail ou l’école et bien sûr la fierté de réaliser des œuvres.
Catherine, notre enseignante ajoute qu’elle a la chance d’avoir un petit métier à la maison et qu’elle alterne la correction des copies de ses étudiants avec le tissage pour se détendre. Elle aime voir les différents projets en voie de réalisation au Cercle pour se donner des idées. Elle associe les arts textiles au patrimoine culturel et elle en parle avec ses étudiants.
Mélanie renchérit en mentionnant qu’elle aime tisser, que cet exercice la détend. Elle vient au Cercle le soir, met des ‘‘balados’’ ou des livres audio. Pour elle, tisser c’est un peu comme méditer. Parfois, elle vient au Cercle pour profiter d’un moment de tranquillité et d’autres fois pour socialiser, pour partager avec les autres.
Patricia aime les relations qu’elle a créées au Cercle. Elle a souligné à plusieurs reprises son admiration pour son mentor Jocelyne et que son intégration à l’équipe lui a permis de passer au travers d’une période difficile, qu’elle a trouvé des oreilles attentives, du soutien. Elle ajoute qu’elle a eu la chance d’apprendre une technique provenant des Vikings le tissage de bande (Inkle Loom) avec Line Careau. Finalement, elle mentionne que certaines pièces tissées permettent la récupération de matériel comme des rubans de cassette, des vieux draps, etc. donc ça permet de poser un geste environnementaliste. Cassandra cultive le rêve d’aller en Corée et elle souhaite financer une partie de son voyage en vendant ses pièces. Elle apprend présentement le coréen. La culture coréenne la séduit. C’est très intéressant de voir une personne aussi jeune avoir un projet qui se démarque et qui prend les moyens pour le réaliser.
Marie-France trouve que les arts textiles lui permettent d’apprendre, mais aussi de développer sa créativité et sa dextérité. Quand elle vient au Cercle, cela lui donne un moment de répit. Finalement, elle voit la réalisation de ses propres créations et le don qu’elle en fait ou qu’elle va faire à ses enfants comme un héritage précieux, comme une preuve d’amour.

Leurs souhaits pour le futur
Étant donné qu’elles sont encore sur le marché du travail ou aux études, elles aimeraient avoir plus d’ateliers le soir ou la fin de semaine, un atelier pour la confection de courtepointes et de tapis. Certaines mentionnent qu’elles aiment être aidées et aussi aider les autres car c’est valorisant. Elles souhaitent redonner au suivant et éventuellement donner des formations, devenir responsable de métier, etc.
Cassandra aimerait apprendre à faire des catalognes, des nappes et attirer d’autres jeunes. Elle dit que faire des arts textiles c’est pour tous les âges, que c’est un beau passe-temps qui permet de développer des habiletés. Marie-France aimerait un jour que ses enfants deviennent Fermières incluant son garçon.
La relève
Si on se fie aux témoignages reçus, le Cercle de Fermière a une relève assurée. Nos jeunes passionnées sont toutes désignées pour reprendre en temps et lieu

